Les interlocuteurs sociaux étaient reçus le 13 décembre au ministère du Travail pour une réunion multilatérale lançant la concertation sur l’Assurance chômage. Syndicats et patronat ont adopté un socle de réflexion commun en amont des discussions. Poursuivant les promesses de campagne d’Emmanuel Macron, le gouvernement s’attaque à la réforme de l’Unédic. À l’ordre du jour, l’ouverture du régime aux indépendants et à davantage de démissionnaires ; la mise en place d’un système de bonus-malus sur les contrats courts, revendication portée par FO. Également au menu, la gouvernance de l’Assurance chômage, jusqu’à présent menée paritairement, et dans laquelle l’État souhaite s’immiscer.

Sur les indépendants, les Inspections générales des affaires sociales et des finances (IGAS et IGF) ont rendu un rapport le 7 décembre, dans lequel elles incitent le gouvernement à la prudence. Pour les démissionnaires, le chef de l’État a déjà évoqué un cadre. Il s’agirait d’ouvrir des droits une fois tous les cinq ou six ans, à condition d’avoir un projet professionnel.

Conserver un système d’assurance sociale

Les organisations syndicales et patronales ont élaboré collectivement, début décembre, un socle de réflexion pour une concertation utile, qu’elles comptent mettre sur la table lors de la réunion. Dans ce document de quinze pages, elles exposent leurs réflexions sur les différents enjeux de la réforme. Elles rappellent surtout leur volonté de prendre part à la gouvernance du régime. Elles souhaitent des décisions prises sur la base d’un diagnostic et d’objectifs élaborés conjointement avec l’État, dans le cadre de réunions multilatérales. Elles affichent aussi leur attachement au caractère d’assurance sociale de l’Unédic, avec un revenu de remplacement versé en contrepartie de cotisations.

Plus d’infos sur : https://www.force-ouvriere.fr/la-reforme-de-l-assurance-chomage-demarre

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